BIEN-ÊTRE | SANTÉ MENTALE
Et si nous arrêtions enfin de faire du bien-être une option ?
On nous a appris à prendre notre mal en patience.
À supporter.
À encaisser.
À nous taire.
À attendre que “ça passe”.
Mais certaines attentes coûtent trop cher.
Certaines résistances nous épuisent.
Et certains silences nous détruisent plus sûrement que les cris.
Ce texte est un appel.
Un rappel.
Une urgence discrète, mais réelle, qu’il est temps d’écouter.
Car le bien-être n’est pas un luxe.
C’est une nécessité.
BIEN-ÊTRE
B comme le besoin vital,
Trop souvent relégué au second plan,
Comme si vivre suffisait
Sans jamais vraiment exister.
I comme l’illusion,
Que souffrir en silence serait une preuve de force,
Que “tenir bon” remplacerait
Le droit fondamental d’aller bien.
E comme l’épuisement ordinaire,
Celui qu’on banalise jusqu’à l’acceptable,
Jusqu’à faire de la fatigue chronique
Une norme dans des vies à bout de souffle.
N comme le “non” qu’on n’ose pas dire,
Par peur de décevoir,
Alors qu’il est parfois
Le tout premier pas vers soi-même.
Ê comme l’être, tout simplement,
Avant les rôles, les devoirs et les attentes,
Se rappeler que l’humain
Ne devrait jamais s’abandonner.
T comme le temps,
Celui qu’on donne à tout, sauf à soi,
Comme si se réparer
Pouvait attendre indéfiniment.
R comme le refus,
De continuer à survivre au lieu de vivre,
De porter encore
Ce qui ne devrait plus nous appartenir.
E comme l’engagement,
À prendre notre bien-être au sérieux,
À reconnaître l’urgence d’aller mieux,
Et à briser enfin cette vieille injonction :
“Prends ton mal en patience.”
SANTÉ MENTALE
S comme ce stress sournois,
Lent poison qui s’infiltre dans les veines du quotidien,
Et qui, sans prévenir,
Éclate parfois comme un orage intérieur.
A comme l’angoisse,
Cette ombre tenace accrochée à nos pas,
Qui murmure des peurs sans visage
Et brouille la lumière de nos jours.
N comme les nuits sans repos,
Quand le corps s’allonge mais que l’âme veille,
Prisonnière d’un tumulte invisible
Que nul regard ne soupçonne.
T comme les tensions,
Celles qui heurtent nos limites fragiles,
Et celles, plus profondes encore,
Qui grondent en silence au creux de nous-mêmes.
É comme l’épuisement,
Ce vertige discret qui nous habite,
Quand le corps continue d’avancer
Mais que l’esprit, lui, s’est déjà effondré.
M comme le mal-être,
Difficile à nommer, impossible à nier,
Cette brume lourde
Qui étouffe peu à peu chaque élan de vie.
E comme les émotions ensevelies,
Enterrées sous le poids des convenances,
Et qui finissent toujours
Par fissurer ce que nous pensions solide.
N comme le non-dit,
Langage silencieux des douleurs profondes,
Qui enferme l’être dans une solitude
Que même les foules ne dissipent pas.
T comme les traumatismes,
Cicatrices invisibles du passé,
Qui continuent de parler
Dans les silences du présent.
A comme l’appel intérieur,
Ce cri discret que l’on ignore trop longtemps,
Jusqu’à ce que le corps, épuisé,
Devienne le dernier messager de l’âme.
L comme la lutte,
Intime, quotidienne, souvent invisible,
Pour ne pas sombrer
Quand tout vacille sous nos certitudes.
E comme l’espérance,
Cette fragile lumière au bord de la nuit,
Qui rappelle, malgré tout,
Que l’aube n’abandonne jamais ceux qui tiennent encore.
Le mal-être ne devrait jamais devenir une habitude.
L’épuisement ne devrait jamais être confondu avec le courage.
Et aller mal ne devrait jamais être vécu comme une faute ou une faiblesse.
Prendre soin de sa santé mentale,
c’est aussi une forme de survie, de dignité et de résistance.
Alors non,
le bien-être n’est pas secondaire.
Et non,
il n’est pas égoïste de vouloir aller bien.
C’est parfois même
la décision la plus urgente de toute une vie.
Et vous… à quand remonte la dernière fois où vous avez vraiment pris soin de vous ?
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